CONCOURS D'ART ORATOIRE EN COLLEGE : 2008
Thème : "Quand j'aurai 30 ans..."

texte de Morgan PAPON

2nde catégorie 4ème - 3ème
classe de 4ème au collège Sainte Bernadette de JEUMONT

Quand j'aurai trente ans
Me voyez-vous ,ici ,du haut de mes 13 ans ? M'avez-vous bien observée ? (tourne sur toi-même) Petite, mince, blonde, des lunettes pour mieux discerner mon avenir et un brin de folie, croquant la vie à pleines dents.
Alors, imaginez-moi avec quelques centimètres de plus, un peu plus ronde grâce à mes CHERS petits enfants, quelques cheveux blancs -eh oui, déjà !- (gros soupirs) dûs aux CHERS soucis qu'ils me font subir ainsi que mon CHER mari, et ,en touche finale ,quelques CHERES légères rides me rappelant mon âge. Malgré les colorations, les anti-rides, non efficaces, que je peux utiliser quotidiennement, cette trentaine est bel et bien présente !
Imaginez-vous encore : à 30 ans, je ne pense pas être quelqu'un de vraiment exceptionnel, une personne comme vous, quoi ! Mon avenir est... quelconque : famille, boulot, dodo.
Mais, me diriez-vous, chaque avenir, chaque personne est unique ! D'accord, d'accord. Alors si vous le permettez, rectifions :
Quand j'aurai trente ans, je formerai une famille FOR MI DA BLE. Rien d'original là dedans, n'est-ce pas ? Mais ma famille sera propre à moi-même et exceptionnelle à mes yeux car j'estime que c'est une chose primordiale qu'il ne faut pas négliger ni briser.
Voyons plus précisément comment je me la présente : imaginez un bel arbre, bien fort, bien solide, avec de belles branches bien accrochées au tronc. Résistant, tant que les parents restent ensemble. Les branches comme vous l'avez sûrement compris sont les enfants. J'ai dit bien accrochées, non non, je ne me suis pas trompée ! Car même si les enfants finissent par marmonner dans leurs dents « Je les déteste, je les déteste ! » Comme ils nous aiment au plus profond de leur coeur!
Au sein de cet univers « chaleureux », qui ,somme toute, doit ressembler étrangement au vôtre, ma trentaine ne sera que dynamisme, énergie, vivacité, étourdissement... bref un véritable tourbillon passionnant.
Voici donc quelle sera la journée d'une trentenaire bien affirmée :
Se lever à 6h00, habiller tout ce petit monde, puis les engouffrer dans la voiture et en route vers l'école pour l'aînée et la crèche pour le petit dernier. Un petit baiser pris au vol. Un coup d'oeil à la montre. Oh là là ! L'heure tourne ! Embrayage, accélération et, direction, le travail. Papiers, crayon, ordinateurs, téléphone, accueil, aller, venir, pause-café, bonjour, au revoir. Fin de journé, retour dans la voiture pour le trajet en sens inverse. Le paysage défile, le temps file et la voiture se remplit à nouveau des cris et des rires des enfants. Quand soudain, la question inévitable « On mange quoi ce soir? » Et là, c'est la panique, le frigo est vide ! Vite, vite, bifurcation et direction grande surface ! Génial ! Le bruit, la foule, les bousculades, l'attente, la chaleur, et cadeau surprise : un enfant en tombe malade ! Puis l'autre... Mais où est l'autre ? Quand soudain une voix doucereuse annonce : « le petit... attend sa maman à l'accueil du magasin. » Surtout ne nous affolons pas.
Enfin, la maison... Sauvée ! Il ne reste plus qu'à préparer le repas, mettre le couvert, ne pas oublier le chat et les poissons rouges, repasser, déshabiller les chérubins, les câliner et évoquer la journée tout en se restaurant.
Puis, la nuit tombée, tout le monde bordé et endormi profondément, enfin je pourrai retrouver ce cher fauteuil confortable et dans lequel je m'écroulerai pour savourer cet instant de repos. C'est alors que je retrouverai mon cher mari captivé par un match de football à la télévision disant distraitement, sans attendre ni entendre ma réponse : « Ta journé s'est bien passée ? » - Ah, chez vous aussi ? (si le jury rit) – Et je me dirai : « Oh oui, quelle journée bien remplie ! »
Bien sûr, je ne ferai pas rêver les gens en devenant mannequin, chanteuse, actrice ou sportif de haut niveau ; je ne sauverai pas des vies en m'engageant pour médecins sans frontière ou en devenant chercheur pour le bien de la postérité ; je ne contribuerai pas à l'évolution culturelle, scientifique ou philosophique de notre siècle en devenant le précurseur d'une idée, d'un brevet ou d'une théorie ; mais je me dirai, bien blottie dans mon petit nid douillet :
Quelle vie haletante, enrichissante et pleine de rebondissements !
Vive mes trente ans !
Morgan Papon (4 A)

texte de Corentin HENNEBERT

2nd catégorie 6ème - 5ème
classe de 5ème au collège Sainte Bernadette de JEUMONT

Quand j'aurai 30 ans...
Comme pour tout le monde, pour créer ce texte, il nous faut de l'imagination. L'imagination est un pouvoir incroyable, c'est celui de faire rêver, de créer et même de tuer.
Bon ! Revenons à notre sujet, je vais, à mon tour, faire parler mon imagination. Ne sortez pas en courant de la salle, il n'y aura pas de morts ; mais, tout simplement, je vous emmène faire un voyage dans le temps. Vous allez soupirer, soupirer en vous disant : « qu'est-ce qu'il nous veut encore celui-là ? » mais calmons nous ce n'est que de l'imagination.
Tout d'abord, je rentre dans une drôle de machine (je vous laisse l'imaginer) puis, ensuite, un bruit assourdissant m'éclate les tympans et je me retrouve à l'intérieur d'une maison ensoleillée dont les murs sont peints en jaune et le plafond en blanc. Au centre de cette salle, je trouve une table décorée pour une fête car, en réalité ,je me retrouve au premier juin 2025, à 11h30 min et 57 secondes 8 dixièmes, à la date de mon anniversaire, et pas n'importe lequel !C'est celui de mes trente ans. Attention ! Mon imagination va encore faire des siennes! Non, ne vous inquiétez pas je viens de découvrir mes parents : ils sont un peu plus vieux bien entendu, mais d'autres personnes m'attirent le regard, c'est une femme charmante qui se trouve à côté de moi, elle est... elle est... eh bien, c'est à dire que je ne la vois pas très bien .Par contre, je vois parfaitement la couleur des cheveux de l'enfant qui se tient sagement au bout de la table, il est roux !
Mais quand on voyage dans le temps, il nous rattrape sans cesse .C'est pourquoi je décide de faire un saut d'une semaine pour savoir le métier que j'exerce.
Re-bruit assourdissant et je tombe dans un trou, dans ce trou ,je découvre avec horreur un homme squelettique, mort, à mes pieds, et, à côté de lui, je me vois en train de balayer délicatement avec un pinceau ,son crâne. Vous avez deviné, je suis archéologue.
Le travail que je veux faire depuis toujours !
Mais bon, le temps me rattrape en même temps que mon imagination donc je repars pour un dimanche. Pourquoi ? Tout simplement parce que je veux savoir quelle activité je mène pour tuer le temps.
Re-re-bruit assourdissant et je retombe dans la salle où précédemment la fête de mon anniversaire s'était déroulée, je décide alors de m'aventurer dans la pièce voisine car des voix étouffées me parviennent. Au moment même où je rentre dans la nouvelle salle j'aperçois un bureau magnifique, il est en bois et surtout il est sculpté.
Puis je jette un regard dans la pièce, elle est peinte en bleu clair, une armoire se trouve dans un coin et il y a un tableau à côté de la porte tiens ! Ce tableau est dans ma chambre (aujourd'hui bien entendu) il représente un hérisson et un chiot.
Revenons à moi, à ma grande surprise, je suis en train de classer amoureusement des timbres !
Soudain, une force m'attire vers le passé ou plutôt vers le présent. Non ce n'est pas la machine à voyager dans le temps qui est tombée en panne mais un bruit familier et désagréable à la fois. Ce bruit est tout simplement celui de mon réveil matin qui m'arrache à mes rêves, car, tout bêtement, je me retrouve dans mon lit : j'ai rêvé. Même mes rêves sont envahis par mon imagination ! Ne croyez surtout pas que je vais tomber raide mort devant vous ! Vous qui écoutez ce texte vous avez pu remarquer que l'esprit peut nous faire aller loin. Dans ce cas, nous avons fait un saut de 18 ans en quelques minutes. Le temps passe vite et la vie aussi et nous ne savons pas de quoi demain sera fait. C'est pourquoi seules l'écriture et l'imagination permettent de rêver.
Hennebert Corentin (5 ème )