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CONCOURS D'ART ORATOIRE EN COLLEGE : 2005

texte de Monsieur Baptiste FOURNIER,

gagnant

A quinze ans, âge ingrat, nous en voulons toujours plus, plus de liberté à l’école comme à la maison, le droit d’avoir son portable à l’intérieur de l’établissement, le droit de sortir le soir avec les copains et les copines, alors que dans le monde des milliers de jeunes enfants ne vont pas à l’école, travaillent dès leur plus jeune âge dans des usines, dans des décharges ou encore mendient.

c’est pourquoi je ne nous inventerai pas un nouveau droit, à nous, jeunes de France, mais j’en inventerai un aux enfants du Tiers-monde, à ceux qui ne peuvent s’exprimer, faute d’être écoutés.

Donnons à tous ces enfants la possibilité d’aller à l’école, d’apprendre.

Chaque jour un peu plus, des milliers d’enfants meurent de faim ou de froid, alors que nous, nous mangeons bien, même trop, chacun sait que de plus en plus des jeunes ont des problèmes d’obésité. Nous sommes bien logés. Nous nous instruisons. C’est injuste !

Et si l’on inventait un nouveau droit à une petite Philippine qui trie des ordures dans un e décharge de Manille pour gagner sa vie ? Le droit à la scolarité plutôt que le travail forcé.

Et si l’on inventait un nouveau droit à une petite fille chinoise qui travaille en filature pour vivre ? Le droit à une ration de riz quotidienne.

Et si l’on inventait un nouveau droit à un petit africain qui mendie sur le bord de la route ou décrotte les chaussures ? Le droit à de l’eau pure en abondance.

Ne laissons pas ces pauvres enfants mourir, aidons les !

Nous, qui nous plaignons de se lever trop tôt, d’être surchargés de devoirs et même de mal manger à la cantine, pensons à eux et à la difficulté de leur existence, à leur vie qui chaque jour est de la survie.

Un jour un grand homme, Martin Luther King a dit : « Je fais le rêve qu’un jour mes quatre enfants vivront dans un pays où ils ne seront plus jugés sur la couleur de leur peau mais sur leurs capacités ».

Moi, j’ai aussi fait un rêve, celui qu’un jour tous ces petits africains, asiatiques ou latinos vivront comme n’importe quel petit européen de milieu social «ordinaire ».
Ce rêve je ne le réaliserai pas maintenant, faute d’être trop jeune, mais vous adultes, vous avez les moyens de réaliser ce rêve, vous avez la possibilité d’offrir le bonheur à ces jeunes du Tiers monde !
Alors aidons les, ne les laissez pas dans la détresse, ils ont déjà vécu bien trop de malheurs !

Chaque soir, au journal télévisé, on nous montre de nouvelles horreurs. Hier, on nous parlait d’une adolescente Portoricaine de 15 ans qui se prostituait pour vivre, ou encore d’une jeune maman Brésilienne de 19 ans qui se prostituait elle aussi pour faire vivre ses quatre enfants, abandonnés par leur père.

Et si on leur inventait un nouveau droit à ces jeunes femmes et ces jeunes filles qui doivent se prostituer pour faire vivre leur famille ?

Et si on leur inventait un nouveau droit a ces milliers de jeunes enfants vivant dans des bidonvilles sans eau pure ni nourriture ?

Alors vous en conviendrez : ce sont eux qui ont besoin de nouveaux droits et pas nous, je leur ai donc consacré ce texte plutôt qu’à nous qui ne manquons de rien.

Il y a environ 3 mois survenait une catastrophe naturelle en Asie, un tsunami. Ce tsunami a bouleversé la vie de centaines de milliers de gens. Des milliers d’enfants sont morts, des milliers ont survécu, mais ils ont tout perdu : leur famille, leur maison, leur quotidien.

Et sin on leur inventait un droit ? Le droit de se reconstruire moralement et d’être relogés, mais surtout le droit d’avoir une famille où ils s’épanouiraient et se sentiraient aimés.

Offrons leur le bonheur, ils en ont besoin et le méritent.

Et si nous jeunes de France, nous inventions un nouveau droit aux jeunes d’ailleurs ?
Nous qui n’avons besoin de rien d’autre puisque nous sommes heureux, eux qui ont tellement besoin de plus.
Offrons leur ce dont ils ont besoin et ils nous le rendrons bien car ils seront heureux.
Et quand ils seront heureux, le rêve dont je vous parlais précédemment, mon rêve, sera réalisé car nous serons égaux puisque nous serons tous heureux.

 »La joie ne peut éclater que parmi des gens qui se sentent égaux » dixit Balzac.

Ce texte n’est peut-être pas ce à quoi vous attendiez, mais je ne me voyais pas nous inventer un nouveau droit alors que tous ces pauvres enfants n’en ont pas. Ce texte est donc pour eux.

texte de Mademoiselle Laure TELLIER
2nde au concours 2005

 

Nous vivons actuellement dans une société de droits, alors un nouveau droit pour les jeunes est un sujet qui me paraît assez compliqué….et pourtant s’il le fallait, je dirais « le droit d’avoir un avenir ».

Pour moi le mot avenir a deux composantes. La première concerne l’avenir professionnel des jeunes. A notre âge, beaucoup ont des rêves, d’autres ignorent ce qu’ils désirent faire plus tard, mais il est certain que quelque soit le métier que l’on désire faire il faut avoir un bagage ave soi : le bac, le bepc ou brevet des collèges, les études…. Mais avant d’en arriver là, nous
nous devons de travailler ! Il est clairement démontré qu’avoir une bonne habitude de travail dès l’entrée en C.P aide considérablement. A notre âge nous n’en sommes pas spécialement conscients....

Cher jury,
J’imagine que chacun d’entre vous est passé par cette période charnière qu’est l’adolescence, et que beaucoup auront su en profiter. Peut-être aussi que certains d’entre vous ont le souvenir de leurs parents les rabrouant au sujet de leurs devoirs, au sens propre et au sens figuré.
Car c’est aux parents conscients eux de l’importance du travail quotidien d’assurer l’avenir de leurs enfants en les remettant par instant sur le bon chemin. Pour le moment ces enfants se plaindront certainement, mais plus tard ils sauront s’en rappeler et vous remercier.
C’est pour cela que des parents laissant une totale liberté à leurs enfants se rendent coupables d’un crime, si j’ose dire (le mot est fort mais justifié),: ils gâchent l’avenir de leurs enfants !

Fort heureusement ce n’est pas toujours le cas ! Certains jeunes dont les parents ne se soucient guère décident d’assurer leur avenir eux-mêmes. Et aujourd’hui ils ont un métier honorable. Malheureusement ces gens là ne font pas la majorité…

La deuxième composante du mot « avenir » concerne la terre en elle-même. Cette terre sur laquelle nous vivons, et que nous peuplons depuis des millions d’années, cette terre qui se dégrade avec le temps, et par instant par la main de l’homme. L’exemple le plus clair que j’ai à vous fournir est bien sûr la destruction des forêts, et plus particulièrement de l’Amazonie. Nous savons tous que c’est mal mais cela continue !
Je vous rassure, ce n’est pas là un texte écologique…..mais logique ! Pour des problèmes financiers, pour de l’argent, pour des routes, nous nous permettons de détruire tout un patrimoine et bien plus encore, ce que l’on nomme « le poumon de la terre »
Est-ce que nous pensons à autre chose qu’à l’instant présent ? A ce qui se passera ensuite pour nos descendants ?

Autre exemple : nous possédons aujourd’hui des armes nucléaires surpuissantes, et la technologie ne cesse de s’améliorer. Si un jour la guerre éclate entre deux pays pour disons une parcelle de terre, et que l’un deux a recours à l’une de ces bombes ? Au moment où il la lâchera, aura-t-il une pensée pour ceux qui ensuite devront réparer les dommages causés ?
Pour une simple parcelle de terrain dont le pays se passait bien jusqu’alors, a-t-on le droit d’appuyer sur le bouton qui déclenchera la bombe, et qui au final laissera la « grande chance » aux autres de vivre dans un monde saccagé ?

C’est cela que j’appelle un droit d’avenir : veillez à notre éducation, car c’est elle qui nous permettra d’avoir notre place dans la société. Veillez sur notre planète, car ce sont les enfants qui la peupleront après vous.
Et parce que chaque droit inclus des devoirs, chose que nous avons tendance à oublier, lorsque tous ces enfants auront grandi et qu’ils auront subi toutes les transformations physiques, physiologiques, morphologiques, et psychologiques qui auront fait d’eux des adultes, ils ne devront pas oublier ce que chacun aura fait pour leur avenir, et endosser cette même tâche.

Pour ce discours je ne comptais pas utiliser de grands mots ni de grandes et belles phrases. Car ce texte a été rédigé avec ceci : un simple cœur d’enfant… mais qui souhaite avoir un jour à son tour des enfants et leur inculquer la même idéologie, le même amour de la vie….Et parce que, comme le disait Léon Gambetta : « l’avenir n’est interdit à personne » veillez sur l’avenir des enfants pour bien des générations encore…..